Ce qui restera mon plus beau souvenir

Il est 14h30 lorsque les vidéos projetées sur le grand écran vont se terminer sous malheureusement une petite bronca et quelques sifflets. Le soleil tape, le sable est chaud, le défilé commence. Tous les boléros rentrent en piste. Ils scintillent et rendent le paséo splendide, flambloyant, éblouissant. Au moment de me retourner pour saluer le reste du public je me rends compte ques les arènes sont pleines à craquer. Reste à savoir si celui-ci nous aidera à aller loin dans le concours ...

Les premières vaches sortent, les premières assurances surviennent, les premières tumades se déclarent. Avec Denis puis avec Mathieu, qui rentre par la suite dans le championnat, nous sommes concurrents. Mais en réalité nous sommes "concurrents-copains" car nous voulons le titre tout d'abord pour l'équipe. Peu importe mais pourvu que ce soit un de nous trois qui soit victorieux ! Michel Agruna nous prendra par la suite ensemble, dans un coin, pour nous le faire comprendre. On s'encourage, par le regard, par des mains qui claquent derrière le callejon mais restons quand même dans notre concours. Le nôtre !
A mi-championnat je suis devant, même si Mathieu, Benjamin, Vincent et Loïc sont toujours très dangereux. Rien n'est joué et je me dis alors qu'on est dans la dernière ligne droite, la dernière ligne droite de la saison. C'est assurément le moment le plus dur mais tant pis, se sacrifier l'instant de six vaches c'est ce qu'il faut faire !
Les dernières bestioles que l'on n'aime pas trop voir sortent alors de leurs demeures. Ce sont elles qui choisiront l'homme du jour.
Le champion en titre abandonne sur blessure alors que Vincent revient bien après sa sortie sur Maestranza. Mathieu et Benjamin, eux, continuent de remonter. Je sens ce dernier qui me rattrappe dans mon sprint final et qui me "spide" de plus en plus.
Ibaneza est la dernière coursière. Je veux le titre, il ne faut pas que je chute pour pouvoir l'assurer. Le premier départ est favorable à mon souhait. Pour le deuxième déboulé de la coursière il faut que je tienne sur mes "cannes", que je fasse l'effort de sortir un bon écart. Je vois l'épaule de la vache qui part un peu sur le côté, je vise celle-ci et je tourne. Après ce dernier geste, je saute dans les bras de Michel (Agruna) qui me lance dans l'oreille, "ça y est, tu as gagné" !
Michel Lalanne attend, au milieu de la piste, le champion de France 2009 avec le bouclier dans les mains. J'ai à peine le temps de réaliser que c'est mon nom que prononcera dans quelques instants le speaker, que je suis accroupi dans le patio de cuadrilla, tout émotionné. Je pars alors à la rencontre de ce trophée sous l'ovation du mur humain qui m'aura soutenu ...
Ce qui restera mon plus beau souvenir

# Posté le jeudi 08 octobre 2009 16:03

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 11:36

Un petit tour de l'autre côté de la frontière

Il nous arrive, des fois, de partir de l'autre côté du territoire français pour faire découvrir notre art gascon. Chaque année, à Pampelune, une démonstration de course landaise était organisée.
Mais depuis cette année, le ganadero aturin n'a plus ce contrat. Il doit alors, avec les divers contacts qu'il a, arranger quelques prestations.
Vendredi dernier ( 25/09/09), on se trouvait à Corella, à 40 km environ de Pampelune. Pour cette "course", c'est un ganadero espagnol qui a contacté Michel. Et comme pour Pampelune les années précédentes, quelques vaches sans cordes étaient prévues au menu du jour. Mais en attendant la sortie des fauves il nous fallait prendre connaissance de la scène de spectacle ...

"On descend des voitures et en levant la tête on découvre ces arènes qui nous paraissent pas "tip top" à première vue. Des murs en pierres, des murs refaits, des vielles tuiles ... bref ! On décide de faire le tour et on arrive à l'entrée de la plaza qui nous fait tout de suite changer d'avis. Des affiches présentant les cartels de la féria sont collées au mur et on découvre alors que pas n'importe qui vient toréer ici ! Le devant des arènes est beaucoup plus moderne que le reste et nous franchissons la porte principale.
Une grande piste, des vieux gradins préservés en pierres avec au dessus, des étagères démontables installés. Le ruedo nous va !
C'est l'heure de filer aux corales pour voir les bêtes qui nous étaient réservés. Mais le camion n'était toujours pas arrivé et quand il a débarqué, une voiture suspecte bloquait l'entrée aux chiqueros. Alors nous avons continué, comme des curieux étrangers, de visiter le monument taurin de A à Z ... "
Un petit tour de l'autre côté de la frontière

# Posté le vendredi 02 octobre 2009 16:57

Le roi du Bean !

Quand Cyril a la "déconère" et se transforme en véritable humoriste ça donne ça ...

# Posté le vendredi 18 septembre 2009 15:57

La photo

" Tel est le mystère de la liberté de l'homme, dit Dieu ... Si je le soutiens trop, il n'est plus libre et si je ne le soutiens pas assez, il tombe. "

[ Charles Péguy ]
La photo

# Posté le jeudi 27 août 2009 09:46